Le chef du gouvernement vient d’annoncer que la taxe carbone ne sera pas mise en place au niveau national. Nicolas Sarkozy appelle l’Europe à se doter d’une « taxe aux frontières », condition sine qua non à l’instauration de cette taxe qui devait réduire les émissions de GES.
Le premier Ministre François Fillon a affirmé que la taxe carbone ne serait pas mise en œuvre au niveau national, lors d’un discours devant les députés UMP, mardi 23 mars, à l’Assemblée Nationale. Selon lui, elle dit être mise en place au niveau européen pour ne pas miner la compétitivité des entreprises françaises. Lors de son discours il a évoqué sa volonté de ne pas « imposer de contraintes » aux industriels. Cette mesure, qui était l’une des propositions phares issues du Grenelle de l’environnement, est aujourd’hui mise au placard. Le Parti Socialiste a accusé le Premier Ministre d’ « enterrer » la taxe carbone et de se désengager de ce qui avait été décidé dans le cadre du Grenelle. Daniel Cohn-Bendit a annoncé que « Borloo et Jouanno peuvent démissionner ». Cette dernière s’est dite « déséspérée » par l’annonce du Premier ministre concernant le report de cette mesure, mais exclut de démissionner. Le Medef s’est quant à lui dit « soulagé » par la décision de françois Fillon. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a évoqué la possibilité d’instaurer cette taxe carbone, à condition que l’Europe mette en place une « taxe aux frontières » pour ne pas pénaliser les secteurs agricole et industriel. l’État français se désengage et la décision est désormais entre les mains de Bruxelles. Les Européens sont pour le moment, et sans surprise, très divisés sur l’instauration d’une telle taxe carbone aux frontières. De quoi dire « au revoir » au projet de taxe carbone, tout en se dédouanant…
Camille Cordonnier
