Triste record pour la République Populaire de Chine qui devance désormais les Etats-Unis dans la course à la pollution…
« Nous occupons désormais la première place mondiale en volume d’émissions ». C’est en ces termes que Xie Zhenhua, le négociateur chinois sur les questions climatiques s’est exprimé, annonçant officiellement une réalité qui date pourtant de 2007. Cette déclaration intervient quelques mois après la publication d’un rapport recensant les différentes sources de pollution sur le territoire. Malgré ces efforts, le pays ne semble pas encore prêt à assumer pleinement ses responsabilités, puisque la phrase citée plus haut a été censurée dans la retranscription officielle de ladite conférence.
La Chine occupe donc officiellement la place de pollueur « numéro un », une bien triste « performance » pour ce pays dont l’industrialisation croissante et anarchique semble sans limites. Elle forme d’ailleurs un couple d’enfer avec les Etats-Unis, qui à eux deux cumulent 50% des émissions de gaz à effet de serre.
Cette déclaration intervient quelques jours avant l’ouverture d’un sommet à Cancun, sous l’égide de l’ONU, qui regroupera près de 190 pays du 29 novembre au 10 décembre. Un an après l’échec de la Conférence de Copenhague, ce rendez-vous a pour but de formaliser un accord limitant les émissions de GES. Les responsables onusiens affichent pourtant la couleur : selon le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, il est peu probable qu’un accord contraignant naisse de cette rencontre.
Camille Cordonnier
