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Nouvel incident lié à l’exploitation du pétrole

Mardi, janvier 11th, 2011

Prudhoe Bay, en Alaska

Neuf mois après le désastre du Golf du Mexique, la compagnie BP (British Petroleum) est à nouveau confrontée à de sérieux problèmes, en Alaska cette fois. En effet, le groupe a annoncé la fermeture d’un des principaux pipelines de la région, suite à la découverte d’une fuite samedi dernier. Cette fuite aurait apparemment empêché l’exploitation de 95% de la production du site de Prudhoe Bay, qui représente la réserve pétrolière la plus importante des Etats-Unis (avec une production quotidienne de 630 000 barils, soit l’équivalent de 40% de la consommation quotidienne du Royaume-Uni).

La fermeture de ce pipeline, par lequel transite près de 12% du pétrole américain, est lourde de conséquences. En réaction à ces complications, et à la baisse des réserves disponibles, le prix du baril a augmenté de 1% hier matin. Cette évolution pourrait évidemment se répercuter sur le prix à la pompe. Autre conséquence : BP a vu ses parts de marché diminuer de 2,5%. Le groupe est en effet l’actionnaire majoritaire du groupe qui gère le pipeline, Alyeska Pipeline Service.

Selon certains responsables de BP, la fuite est relativement importante, et personne ne peut vraiment savoir quand le pipeline sera de nouveau opérationnel. Aucuns dégâts pour l’environnement n’ont été constatés, le pétrole perdu ayant été en grande partie récupéré. Mais cet incident, qui survient environ neuf mois après celui du Golf du Mexique, relance le débat sur la sécurité et la fiabilité des installations chargées de transporter l’or noir. De plus, le groupe Alyeska a fait face à de nombreuses critiques après avoir diminué l’été dernier les budgets liés à la maintenance des pipelines et à la sécurité des installations. Ce n’est également pas la première fois que de tels incidents se produisent (en Mars 2006, plusieurs petites fuites avaient été repérées).

Si ce nouveau problème lié à l’exploitation du pétrole n’est pas vraiment une catastrophe d’un point de vue écologique, les marchés financiers risquent cependant d’être agités dans les jours qui viennent, et une hausse des prix du baril de pétrole est à prévoir. Liée à l’augmentation des prix alimentaires (voir article précédent), cette hausse pourrait accentuer la pression que subissent certains pays, et conduire à de nouvelles tensions en particulier dans les pays pauvres.

Julien Revest.

Grande-Bretagne : une course sans fin pour l’or noir

Vendredi, décembre 3rd, 2010

Les ressources mondiales en pétrole et en gaz ont beau diminuer progressivement, il existe encore quelques territoires vierges de toute exploitation. C’est le cas par exemple d’une zone située à l’ouest des îles Shetland, au nord de l’Ecosse (voir carte ci-dessous). Les gisements de Laggan, découvert en 1982, et de Tormore, découvert en 2007, représenteraient à eux deux près de 25 milliards de barils équivalent pétrole (bep : unité de mesure permettant d’additionner gaz naturel et pétrole), soit environ 20% des dernières réserves mondiales inexploitées.

Alors que l’industrie britannique du pétrole et du gaz a vu sa production chuter en 2009 à 2,5 millions de bep par jour, cette région, qui fait partie de la zone économique exclusive du pays, représente un intérêt particulier. Mais après les incidents qui se sont déroulés dans le Golf du Mexique entre Avril et Juillet 2010, le moment est plutôt mal choisi pour entreprendre des opérations de forage en eaux profondes, surtout dans une région encore immaculée.

Source: economist.com

Source: economist.com

Pourtant, la région des deux champs d’hydrocarbures n’est pas vraiment accueillante. Vents violents, vagues puissantes et courants capricieux gênent considérablement toute opération dans le secteur. Les ressources se situent également à plus de 600 mètres de profondeur, dans des eaux particulièrement froides. Longtemps, les risques financiers et techniques ont découragé tout investissement pour l’exploitation de ces réserves, car celles de la mer du Nord, largement exploitées, étaient alors abondantes. De plus, avant de découvrir le champ de Tormore en 2007, celui de Laggan était considéré comme trop petit et trop éloigné pour justifier la construction d’un pipeline. Le prix relativement bas du gaz n’encourageait pas non plus les investissements (du moins jusqu’à l’annonce par le gouvernement en Février 2010 d’une réduction d’impôt pour le développement de nouveaux projets).

Mais la situation actuelle, guère reluisante, amène le gouvernement britannique à considérer un périlleux projet de forage. Le projet Laggan-Tormore, dirigé par la compagnie française Total, va entreprendre la construction d’un pipeline reliant les deux gisements d’hydrocarbures à Sullom Voe, une station de traitement du gaz, située sur les îles Shetland. Depuis cette station, Total construira également un pipeline de 234 kilomètres de long, qui rejoindra celui déjà existant (le pipeline Frigg). Le coût total du projet est estimé à 2,5 milliards de livres (presque 3 milliards d’euros), et les premiers barils sont attendus pour 2014. Selon Patrice de Viviès, chef de l’exploration et de la production en Europe du nord chez Total, ce nouveau réseau servira à exploiter les champs de Laggan et Tormore, mais également les futures découvertes dans la région.

Si les enjeux sont énormes, les risques liés à ce projet le sont aussi. Et les récents incidents dans le Golf du Mexique ne vont pas rassurer ceux qui ont des doutes à son propos. Greenpeace par exemple, a qualifié d’irresponsable la décision du gouvernement britannique d’autoriser des opérations de forage allant jusqu’à 1700 mètres de profondeur. Chevron, deuxième compagnie pétrolière des Etats-Unis, qui exploite déjà des gisements situés à 250 kilomètres au nord des îles Shetland, a également annoncé qu’une fuite dans cette région s’écoulerait bien plus vite que celle du puits de Macondo (exploité par BP dans le Golf du Mexique), du fait de la pression élevée à cette profondeur. Inutile de dire que tout incident, même mineur, aurait des conséquences désastreuses pour l’environnement.

Mais avec des réserves énergétiques qui s’amenuisent, la Grande-Bretagne veut absolument exploiter ces ressources. Une menace de plus en perspective pour l’environnement…

Julien Revest

Colère noire, bis repetita…

Jeudi, juin 24th, 2010

On prend les mêmes et on recommence… Le golfe du Mexique n’est pas près de reprendre son souffle après la terrible marée noire qui le souille depuis près de deux mois. En effet, l’entonnoir censé éviter que le flux de brut ne s’écoule dans la nature, a dû être retiré ce mercredi. La remise en place du dit système devrait prendre plusieurs jours selon les autorités, ce qui n’est pas de très bonne augure pour les différents écosystèmes déjà largement en danger.

Camille Cordonnier

L’écologie : le progrès technique avant tout.

Vendredi, octobre 10th, 2008

Contrairement à l’idée que certains s’en font, l’écologie ne prône pas un « retour à l’ensauvagement », mais plutôt une maitrise de la technique, une véritable recherche du progrès! En effet, les défis qu’amènent le réchauffement climatique ne sont pas un frein au développement de la technologie mais plutôt des accélérateurs de créativité et d’ingéniosité.
Qu’il s’agisse de gadgets, d’idées extravagantes ou d’inventions révolutionnaires, l’écologie a su faire évoluer les mentalités en développant la Modernité verte, afin que chacun puisse diminuer son empreinte écologique.

 

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