Posts Tagged ‘Martine Aubry’

V’lille : une petite révolution en marche

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Martine Aubry le voulait, son projet de Vélos en Libre-service (VLS) s’est réalisé. Depuis plus de deux mois, les lillois ont donc adopté les V’lille. Retour sur une révolution qui connaît également ses limites.

Depuis le 15 septembre dernier, près de 850 vélos répartis sur 110 stations sont en libre-service, selon les chiffres fournis par Transpole. La formule du V’lille a su conquérir les lillois : à 1,40 euros la journée, le service coûte peu cher. Beaucoup n’hésitent plus à enfourcher les bicyclettes rouges pour se déplacer dans la ville. C’est le cas de Julie, une jeune trentenaire. Même si elle peine à replacer son vélo à la station Opéra, elle réutilisera le service. Pour elle, cela représente un « gain de temps » lorsqu’elle fait ses « petites courses entre midi et deux » et a un côté « pratique » indéniable. Mais le service connaît des limites.

Un service « limité »

Certains critiquent le manque de vélos disponibles aux stations. C’est le cas d’un jeune couple, rencontré à la station V’Lille de la Place Philippe Lebon. La jeune femme s’est saisie du dernier vélo disponible, il n’est que 11 heures. Et pour le deuxième ? Pas le choix, ils vont « aller en chercher un à une autre station ». Pour eux aussi le service V’Lille est attrayant, car ils préfèrent « prendre le vélo » plutôt que les transports en commun. Mais dans leur quartier, difficile de dénicher un V’Lille aux petites stations : « il n’y en a jamais ici [Philippe Lebon] ou à Sébastopol, ou alors tôt le matin et tard le soir ». Le jeune homme rajoute que « c’est limité, alors que le procédé est intéressant ». Pour eux, le problème est qu’il n’y a pas assez de vélos par station.

Les petites mains des V’Lille

Ceux qui s’occupent de ces micro-ajustements ont un nom : les agents de régulation. Et ils sont une vingtaine à s’occuper des 110 stations. Leur mission est double. Ils doivent d’abord vérifier que les vélos sont conformes en termes de sécurité. Mais ils ont également pour charge de réguler les flux des stations. Le seul problème est qu’il y a des pics de trafic car le VLS est un système qui marche largement en autogestion. Ces agents ne régulent en effet que 5% du trafic global des usagers. Comme dans tout autre système VLS (Vélibs à Paris, par exemple), leur rôle n’est que d’essayer d’anticiper et soulager temporairement les stations. Impossible d’ailleurs d’augmenter le nombre de ces techniciens V’lille, puisque cela amènerait plus de camions dans les rues, alors que le but du service est de désengorger la circulation, et de réduire les émissions de CO2…

Pour les usagers, la seule manière de s’informer reste donc les sites internet ou mobile V’Lille. Ces derniers indiquent la disponibilité des vélos et des places en temps réel.

Camille Cordonnier

Martine Aubry, une écolo au PS ?

Mercredi, octobre 12th, 2011

Greenpeace se mêle de la Présidentielle de 2012 et vient de soumettre les 15 candidats déclarés à son « stress-test » écolo. Trois d’entre eux obtiennent les faveurs de l’ONG, parmi lesquels la socialiste Martine Aubry.

Outre Eva Joly ( Europe Ecologie- Les Verts) et Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste), Martine Aubry fait partie de la caste des « engagés« , selon la classification opérée par Greenpeace. Ces résultats disponibles sur le site de l’ONG, se basent sur l’étude de trois grandes thématiques dans les programmes des différents candidats : l’avenir du nucléaire en France, la question des énergies fossiles et celle du développement des énergies propres. Greenpeace dresse donc le portrait écolo de chacun en les classant en trois catégories : les « engagés », les « attentistes » et les « rétrogrades ».

Un engagement pour la fin du nucléaire

Si parmi les socialistes, Martine Aubry se démarque de François Hollande -jugé « attentiste » sur la question par Greenpeace-, c’est parce que depuis le début de sa campagne, elle prône une sortie progressive mais effective du nucléaire, ainsi que l’interdiction de l’utilisation du gaz de Schiste. En septembre dernier elle le disait déjà : « Je propose d’engager la France dans une sortie progressive mais effective du nucléaire ». Ses bons points écolos, elles les doit donc à un engagement qui tranche avec le refus des autres candidats de faire un choix clair en matière de modèle énergétique. Et ce n’est pas Eva Joly qui dira le contraire, puisqu’elle a annoncé que sur le nucléaire, « Martine Aubry, est la candidate la plus proche » des positions d’EELV.

Dans l’entre-deux tour de la Primaire Citoyenne organisée par le Parti Socialiste, Martine Aubry fait donc la différence sur cette question cruciale et ramène l’environnement au centre du débat.

retrouvez cette enquête sur le site de Greenpeace.

Camille Cordonnier