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Voûte Nubienne : Un projet de développement qui gagne à être connu

Jeudi, novembre 24th, 2011

En matière de développement, deux associations, Le Partenariat et l’Association la Voûte Nubienne (AVN),; œuvrent ensemble pour apporter des réponses concrètes aux problèmes liés à l’habitat dans la région de Podor, au nord du Sénégal.

Vous avez dit Voûte nubienne ?

Leur projet est ambitieux puisqu’il vise à généraliser le procédé de voûte nubienne dans le Nord du Sénégal – région de Podor. Derrière cette étrange expression se cache un procédé architectural ancestral venu du haut Nil, et historiquement inconnu en Afrique de l’Ouest. Cette technique représente pourtant une réponse aux problèmes d’habitation en Afrique, puisqu’elle permet la construction de bâtiments à l’aide d’un outillage basique et de matériaux locaux.

Une pratique qui constitue une triple avancée, puisqu’elle est à la fois « socialement responsable, économiquement viable et écologiquement durable », selon le communiqué de presse des deux associations.

La désertification, facteur de paupérisation

En effet, les populations nord-sénégalaise doivent faire face à une accélération du phénomène de désertification dans leur région. Cela a pour conséquence de raréfier le bois, et donc de priver les habitants de toiture, puisque celle-ci provient largement de matériaux naturels. Ils doivent alors se tourner vers des matières plus chères et moins durables telles la tôle. Une situation difficile pour les populations de la région sahélienne qui sont victimes d’une cercle vicieux de la pauvreté – faible budget et paupérisation du fait de l’augmentation de leurs dépenses de construction.

Le 7 décembre prochain, les deux associations vous donnent donc rendez-vous à 18h au centre Gaïa, situé au 71, rue Victor Renard, à Lille. Au programme, présentation du projet, projection du film « Pour des Toits de Terre au Sahel », réalisé par Les Artisans du Changement, ainsi qu’une exposition de photographies dont la vente permettra de financer le projet.

Lien Facebook de l’évènement.

Camille Cordonnier

V’lille : une petite révolution en marche

Mercredi, novembre 23rd, 2011

Martine Aubry le voulait, son projet de Vélos en Libre-service (VLS) s’est réalisé. Depuis plus de deux mois, les lillois ont donc adopté les V’lille. Retour sur une révolution qui connaît également ses limites.

Depuis le 15 septembre dernier, près de 850 vélos répartis sur 110 stations sont en libre-service, selon les chiffres fournis par Transpole. La formule du V’lille a su conquérir les lillois : à 1,40 euros la journée, le service coûte peu cher. Beaucoup n’hésitent plus à enfourcher les bicyclettes rouges pour se déplacer dans la ville. C’est le cas de Julie, une jeune trentenaire. Même si elle peine à replacer son vélo à la station Opéra, elle réutilisera le service. Pour elle, cela représente un « gain de temps » lorsqu’elle fait ses « petites courses entre midi et deux » et a un côté « pratique » indéniable. Mais le service connaît des limites.

Un service « limité »

Certains critiquent le manque de vélos disponibles aux stations. C’est le cas d’un jeune couple, rencontré à la station V’Lille de la Place Philippe Lebon. La jeune femme s’est saisie du dernier vélo disponible, il n’est que 11 heures. Et pour le deuxième ? Pas le choix, ils vont « aller en chercher un à une autre station ». Pour eux aussi le service V’Lille est attrayant, car ils préfèrent « prendre le vélo » plutôt que les transports en commun. Mais dans leur quartier, difficile de dénicher un V’Lille aux petites stations : « il n’y en a jamais ici [Philippe Lebon] ou à Sébastopol, ou alors tôt le matin et tard le soir ». Le jeune homme rajoute que « c’est limité, alors que le procédé est intéressant ». Pour eux, le problème est qu’il n’y a pas assez de vélos par station.

Les petites mains des V’Lille

Ceux qui s’occupent de ces micro-ajustements ont un nom : les agents de régulation. Et ils sont une vingtaine à s’occuper des 110 stations. Leur mission est double. Ils doivent d’abord vérifier que les vélos sont conformes en termes de sécurité. Mais ils ont également pour charge de réguler les flux des stations. Le seul problème est qu’il y a des pics de trafic car le VLS est un système qui marche largement en autogestion. Ces agents ne régulent en effet que 5% du trafic global des usagers. Comme dans tout autre système VLS (Vélibs à Paris, par exemple), leur rôle n’est que d’essayer d’anticiper et soulager temporairement les stations. Impossible d’ailleurs d’augmenter le nombre de ces techniciens V’lille, puisque cela amènerait plus de camions dans les rues, alors que le but du service est de désengorger la circulation, et de réduire les émissions de CO2…

Pour les usagers, la seule manière de s’informer reste donc les sites internet ou mobile V’Lille. Ces derniers indiquent la disponibilité des vélos et des places en temps réel.

Camille Cordonnier