Greenpeace se mêle de la Présidentielle de 2012 et vient de soumettre les 15 candidats déclarés à son « stress-test » écolo. Trois d’entre eux obtiennent les faveurs de l’ONG, parmi lesquels la socialiste Martine Aubry.
Outre Eva Joly ( Europe Ecologie- Les Verts) et Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste), Martine Aubry fait partie de la caste des « engagés« , selon la classification opérée par Greenpeace. Ces résultats disponibles sur le site de l’ONG, se basent sur l’étude de trois grandes thématiques dans les programmes des différents candidats : l’avenir du nucléaire en France, la question des énergies fossiles et celle du développement des énergies propres. Greenpeace dresse donc le portrait écolo de chacun en les classant en trois catégories : les « engagés », les « attentistes » et les « rétrogrades ».
Un engagement pour la fin du nucléaire
Si parmi les socialistes, Martine Aubry se démarque de François Hollande -jugé « attentiste » sur la question par Greenpeace-, c’est parce que depuis le début de sa campagne, elle prône une sortie progressive mais effective du nucléaire, ainsi que l’interdiction de l’utilisation du gaz de Schiste. En septembre dernier elle le disait déjà : « Je propose d’engager la France dans une sortie progressive mais effective du nucléaire ». Ses bons points écolos, elles les doit donc à un engagement qui tranche avec le refus des autres candidats de faire un choix clair en matière de modèle énergétique. Et ce n’est pas Eva Joly qui dira le contraire, puisqu’elle a annoncé que sur le nucléaire, « Martine Aubry, est la candidate la plus proche » des positions d’EELV.
Dans l’entre-deux tour de la Primaire Citoyenne organisée par le Parti Socialiste, Martine Aubry fait donc la différence sur cette question cruciale et ramène l’environnement au centre du débat.
retrouvez cette enquête sur le site de Greenpeace.
Camille Cordonnier



