Posts Tagged ‘émissions’

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : l’heure du bilan !

Mercredi, octobre 24th, 2012

L’Agence Européenne pour l’Environnement a aujourd’hui rendu publics les chiffres relatifs aux réductions d’émissions de gaz à effet de serre pour les pays européens, dont les objectifs avaient été fixés lors du protocole de Kyoto en 1997. Si l’Europe devrait facilement atteindre ses objectifs pour la fin 2012 (réduction des émissions de GES de 5% par rapport aux niveaux de 1990), les résultats propres à chaque pays sont en revanche assez disparates.

Le Royaume-Uni fait figure de leader en Europe, puisque le pays a déjà dépassé ses objectifs avec une réduction de 6% de ses émissions de GES. Les raisons évoquées sont un temps relativement doux, une hausse de l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi une économie qui tourne au ralenti. La France et l’Allemagne atteindront également sans problème leurs objectifs, avec des réductions non négligeables de 5% et 2% respectivement. L’Espagne et l’Italie sont en revanche à la traine, et risquent fortement de ne pas être en mesure de remplir leur part du contrat. Leur seule solution serait alors d’acheter des crédits (droits d’émission) sur le marché du carbone, une « solution » qui coûterait plusieurs dizaines de millions d’euros à des économies déjà aux abois.

Connie Hedegaard, membre de la commission européenne, fait également une remarque tout à fait intéressante à propos des résultats en question : « The EU is delivering on its Kyoto commitment. While our economy grew 48% since 1990, emissions are down 18%. These figures prove once again that emissions can be cut without sacrificing the economy. Now, it is important to keep the direction ». Qui a dit que s’occuper de réduire notre impact environnemental avait une incidence néfaste sur notre économie ?

À l’heure actuelle, les États européens sont les seuls à vouloir continuer dans ce sens après l’année 2012. Et on comprend pourquoi : les objectifs fixés lors du sommet de Copenhague en 2009 et prévus pour 2020 seront probablement largement atteints !

Julien Revest.

Corporate Responsibility: a shift in mindset?

Mercredi, septembre 14th, 2011

The Carbon Disclosure Project, an independent not-for-profit organisation based in the UK, has just published the findings of a study about the importance of environmental issues for 500 of the world’s largest companies. And the results are very encouraging to say the least. This year, 45% of the 396 companies that agreed to answer the survey have reduced their greenhouse gas emissions following a set of specific measures. A real improvement compared to last year’s 19%.

Companies are globally improving
68% of the world’s largest companies are now taking climate change and environmental issues into account, against 48% last year. The survey also states that this positive change is enabled by an increase in oil prices, the gradual decrease in energy resources and the understanding of the significant return on investment environmentally friendly measures can bring. In addition, 59% of these companies claim that the costs related to such measures are covered after only three years.

It is also very interesting to see that when the performances on the stock market are good, the company will be more likely to take measures in order to tackle climate change and reduce carbon emissions. Their income will eventually be twice as high compared to companies that did not take measures for the environment (from 2005 to 2011). 74% of the 396 companies have now clear objectives in terms of carbon emissions, compared to 65% last year.

Apple falling behind
Tesco, BMW, Sony and the Bank of America are among the companies that disclose the most information and lead the way in terms of sustainable development measures and targets. Apple, Amazon and the Bank of China, on the other hand, are clearly falling behind. But setting measures and targets can really be effective: Tesco started to reduce its carbon emissions years ago, and is now saving up to 230 million euros per year in energy consumption. Generally speaking, public institutions are also much more active than companies from the energy sector.

What this study shows is that it is becoming more and more pertinent for companies to reduce their emissions, as the return on investment is quick and significant. Most of the time, profitability is also certain. These findings show that from now on, companies not taking the environment into account and failing to define a specific strategy in terms of sustainable development might fall behind other companies. To finish with, the Carbon Disclosure Project highlights the fact that most managing directors now have a stronger commitment towards environmental issues, and that it affects every level of a company.

Julien Revest.

Lutter contre le réchauffement climatique a un prix. Mais lequel ?

Mardi, mars 1st, 2011

Prédire avec précision les coûts économiques à long terme découlant de la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets est impossible. En effet, l’économie et le réchauffement climatique sont deux sujets complexes, qui comportent une grande part d’incertitude, notamment lorsqu’il s’agit de faire des prédictions à long terme.

Cette complexité provient tout d’abord du nombre élevé de facteurs rentrant en jeu. Par exemple, le prix à payer pour réduire les émissions de gaz dépend du prix actuel des combustibles fossiles et des formes d’énergie alternatives. Or, ces prix dépendent à leur tour de facteurs variés, tels que la baisse des ressources énergétiques, la croissance économique, l’évolution démographique, les actions menées par les gouvernements ou encore les avancées technologiques. De même, les dépenses liées à l’impact qu’aura l’augmentation des températures sur le globe, dépendront (entre autres) du comportement du climat par rapport aux gaz à effet de serre et de la localisation géographique des dégâts entrainés par le dérèglement climatique.

De plus, même sans toutes ces incertitudes, il est très difficile d’estimer le coût de la lutte contre le réchauffement climatique, pour des questions méthodologiques et philosophiques. En effet, comment analyser économiquement les écosystèmes et ce qu’ils produisent ? Et comment comparer la situation économique et sociale actuelle par rapport à celle de demain ?

Malgré ces nombreuses difficultés, plusieurs économistes ont tenté de définir quels seraient les coûts et les bénéfices des différents plans de lutte contre le réchauffement climatique. Le « rapport Stern », rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement britannique, semble être le plus avancé à ce jour. Il conclut notamment en disant que le meilleur moyen de protéger l’économie sur le long terme est de réduire le plus rapidement possible les émissions de gaz à effet de serre.

Julien Revest.