Posts Tagged ‘déforestation’

C’est une poupée…

Mercredi, juin 15th, 2011

Barbie, la poupée mythique de Mattel est dans le collimateur de Greenpeace. En effet, elle serait en partie responsable du mouvement de déforestation qui décime les forêts indonésiennes et leurs écosystèmes.

Barbie Guerrilla Billboard in London, © Greenpeace

La cible de la nouvelle campagne de sensibilisation de Greenpeace n’est autre que la cinquantenaire de Mattel la plus connue au monde : Barbie. Si à première vue l’idée fait sourire, la campagne n’en est pas moins caustique et pointue, surtout quand on sait que deux poupées Barbie sont vendues chaque seconde dans le monde. Ce n’est pas la poupée en elle-même qui est responsable de la déforestation mais bien son emballage, issu de la coupe de bois des forêts indonésiennes réputé bon marché. En effet, la société Mattel se fournit chez Asia Pulp and Paper, « spécialiste » de la déforestation dans la région.
C’est sous le signe de l’humour que Greenpeace livre sa bombe. Le visuel montre Ken, le fidèle compagnon de Barbie, qui déclare « je ne sors pas avec des filles qui pratiquent la déforestation ». L’article est également accompagné d’une vidéo dans laquelle Ken découvre les atrocités commises par Barbie : destruction des forêts indonésiennes qui abritent entre autres orangs-outans et tigres de Sumatra, deux espèces en voie de disparition. Mais sous ses apparences girly, le message n’en reste pas moins engagé et piquant comme le montre ce commentaire lancé dans ladite vidéo « est-ce que vous imaginiez Barbie en serial-killer ? ». La poupée a définitivement perdu toute son innocence et est dépeinte comme une véritable criminelle. La réponse de Ken ne se fait pas attendre : « je la quitte cette espèce de **** ». Pas sûr que Mattel apprécie ce détournement.

La société fera-t-elle marche arrière ? On se souvient de l’impact de la dernière campagne de Greenpeace sur la déforestation en Indonésie. Cette dernière avait fait plier Nestlé dont certains biscuits contenaient de l’huile de palme issue de cultures installées sur d’anciennes forêts indonésiennes, et contribuant ainsi à la déforestation des forêts tropicales.

Camille Cordonnier

A Cancun, l’environnement a eu chaud.

Dimanche, décembre 12th, 2010

En 2009, le sommet de l’échec s’appelait Copenhague. En 2010, beaucoup pensaient que Cancun serait son frère jumeau, à tel point que certains pays n’avaient même pas répondu présents à l’invitation…

On attendait donc beaucoup et en même temps tellement peu de ce sommet… Certains y voyaient l’opportunité de relancer le cycle des négociations onusiennes et de se mettre d’accord sur l’après-Kyoto, mais beaucoup gardaient en mémoire l’expérience du Cop15, signe de l’inertie d’une communauté Internationale peu encline à régler la question climatique de concert…

Et pourtant, ce sommet rassemblant près de 200 pays a permis de faire un pas en avant en adoptant un texte qui vise à limiter à 2 degrés Celsius la hausse de la température moyenne de la terre, par rapport au niveau pré-industriel. Les pays développés se sont également engagés à mobiliser un Fonds Vert de 100 milliards de dollars dès 2020, qui sera mis à disposition des pays en développement victimes du changement climatique.
La question de la déforestation a également été abordée avec la mise en place d’un mécanisme qui vise à la réduire.

Cependant, la faiblesse de cet accord est réelle. Non contraignant et peu ambitieux, il peinera à réaliser l’objectif principal de réduction des gaz à effet de Serre. Un flou règne également concernant le financement du Fonds Vert…

On peut tout de même se réjouir que cette réunion ait relancé la discussion sur l’environnement et beaucoup espèrent qu’elle aura permis de préparer le terrain concernant le prochain Sommet qui se tiendra à Durban, en Afrique du Sud à la fin 2011. Beaucoup veulent voir en ce dernier LE rendez-vous des Nations concernant le règlement des réalités climatiques, pouvant donner naissance à un traité potentiellement contraignant, à l’image du protocole de Kyoto adopté en 1997.

Camille Cordonnier

Nestlé ou comment l’huile de palme nuit aux forêts tropicales

Jeudi, mars 18th, 2010

Sur le site de Greenpeace on trouve cette vidéo :

http://forets.greenpeace.fr/greenpeace-denonce-nestle-qui-contribue-a-la-deforestation-en-indonesie

Manger les célèbres barres chocolatées Kit Kat, commercialisées par Nestlé nuirait donc aux Orangs-outangs. En effet, le groupe suisse utilise de l’huile de palme dans sa préparation. Cette dernière vient de plantations localisées en Indonésie. Nombre d’entre elles auraient contribué à la déforestation grandissante et fait disparaître les forêts de Sumatra et Bornéo, comme le souligne l’association écologiste.

Victoire de Greenpeace, puisque Nestlé vient de rompre le contrat qui l’unissait à Smart, une société indonésienne qui fournissait de l’huile de palme depuis de nombreuses années au groupe suisse et dont les plantations sont installées sur d’anciens massifs forestiers indonésiens. L’entreprise n’a certainement pas agit par devoir moral, mais est consciente qu’il ne fait pas bon être associé à la déforestation pour l’image de sa marque. Nestlé s’est engagé à n’utiliser que de l’huile de palme certifiée d’ici à 2015. Cette conversion ne sera donc pas immédiate, puisque selon Nestlé les quantités ne sont aujourd’hui pas suffisantes. Greenpeace appelle au boycott de kit Kat tant que Nestlé continuera d’utiliser des huiles de palme dont l’exploitation contribue à la déforestation.

Camille Cordonnier