1déc/120

European investment in solar energy : the key to success

décembre 1st, 2012

Panneaux solaires

According to the European Energy Markets Observator, the economic crisis made utilities in Europe invest less in renewables, including solar energy. The figures show that the investment decreased by 14% in the second half of 2008 compared to the same period in 2007. But as the total electricity demand will increase by an annual growth rate of 2.4%, and fossil energy prices will still increase. We can wonder whether a European utility should invest in solar energy production.

To me, it is a strategic asset, and as the competitiveness of various renewables-based electricity generating technologies (including solar energy) is higlhly dependent of policy support, that is why my answer is yes.

Solar : the future of energies

First of all, according to European Energy Markets Observator (EEMO), in 2030, renewables would account for 55,7% of electricity generation, and solar and wind would account for 20.1% of electricity generation in 2030. Furthermore, the EEMO explains that fossil and nuclear energies would lose market shares .

This means there is a great opportunity for a European utility to develop solar production. it is also important to mention the demand, since according to the IEA, solar and wind energies will enjoy the largest proportional increase in demand in 2030.

Furthermore, Europe committed to develop the biggest market of electricity, connecting 500 million consumers. This means, developping solar production is a startegy on the mid and long term, allowing Europe to face such demand.

A matter of european energy security

Moreover, according to the International Energy Agency, From 2009 to 2035, 44% of the growth in electricity generation comes from renewables and is mainly possible thanks to government policies, showing that European utilities have a role to play. In this 44% growth, solar PV would account for one-tenth . According to the IEA renewables represent 60% of investments in new power plants, including solar energy.

Developing solar production will allow Europe to play a significant part in the energy business, and make her less dependent on fossil energies (Europe is dependent at 83% on crude imports).

Moreover, as we are facing a era of uncertainty in prices, because of prices volatility, it will help Europe ensure its energy security.

Second of all, in the mid-term, Europe has established a EU legislation on climate change. Indeed, its goal is to source 20% of its total energy from renewables by 2020. Utilities must adapt to this legislation and develop CO2-free generation through renewable energies, including solar energy.

According to the EEMO, Solar energy also offers a huge potential especially for water heating, in the short/medium term and solar photovoltaic in the longer term. Such potential is reaffirmed by the IEA which say that 70% of the growth in solar PV capacity occurs in many regions of the world, including the European Union.

As a conclusion, we can say developping solar production is strategic on the mid and long terms. It will help to decrease Europe’s dependence on fossil energies, its energetic bill, and allow her to achieve its three objectives : competitiveness, sustainability and security of supply.

At the same time, it can make Europe a leader in solar energy production like China and India. But the European Union has to be very careful, because other utilities like the chinese ones which produce solar plants at a loss and are doing what we can call « solar dumping ».

Camille Cordonnier

24oct/120

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : l’heure du bilan !

octobre 24th, 2012

L’Agence Européenne pour l’Environnement a aujourd’hui rendu publics les chiffres relatifs aux réductions d’émissions de gaz à effet de serre pour les pays européens, dont les objectifs avaient été fixés lors du protocole de Kyoto en 1997. Si l’Europe devrait facilement atteindre ses objectifs pour la fin 2012 (réduction des émissions de GES de 5% par rapport aux niveaux de 1990), les résultats propres à chaque pays sont en revanche assez disparates.

Le Royaume-Uni fait figure de leader en Europe, puisque le pays a déjà dépassé ses objectifs avec une réduction de 6% de ses émissions de GES. Les raisons évoquées sont un temps relativement doux, une hausse de l’utilisation des énergies renouvelables, mais aussi une économie qui tourne au ralenti. La France et l’Allemagne atteindront également sans problème leurs objectifs, avec des réductions non négligeables de 5% et 2% respectivement. L’Espagne et l’Italie sont en revanche à la traine, et risquent fortement de ne pas être en mesure de remplir leur part du contrat. Leur seule solution serait alors d’acheter des crédits (droits d’émission) sur le marché du carbone, une « solution » qui coûterait plusieurs dizaines de millions d’euros à des économies déjà aux abois.

Connie Hedegaard, membre de la commission européenne, fait également une remarque tout à fait intéressante à propos des résultats en question : « The EU is delivering on its Kyoto commitment. While our economy grew 48% since 1990, emissions are down 18%. These figures prove once again that emissions can be cut without sacrificing the economy. Now, it is important to keep the direction ». Qui a dit que s’occuper de réduire notre impact environnemental avait une incidence néfaste sur notre économie ?

À l’heure actuelle, les États européens sont les seuls à vouloir continuer dans ce sens après l’année 2012. Et on comprend pourquoi : les objectifs fixés lors du sommet de Copenhague en 2009 et prévus pour 2020 seront probablement largement atteints !

Julien Revest

17août/120

Réchauffement climatique et montée des eaux : quand les pays riches sont menacés …

août 17th, 2012

Phénomène reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique, la montée du niveau des océans n’est pas uniforme. C’est ce que nous apprend une récente étude américaine (du USGS, le centre géologique américain), qui a démontré que cette montée des eaux était en fait de 3 à 4 fois plus rapide sur une zone côtière allant de Boston à la Caroline du Nord, et passant donc par… New York ! Si les pays pauvres sont en règle générale les plus durement touchés par les effets du réchauffement climatique (notamment en raison du manque de moyens disponibles), force est de constater que New York et Boston pourraient très bientôt devenir particulièrement vulnérables aux inondations causées par d’éventuelles tempêtes. Si la tendance se confirme, ce sont des millions de foyers qui devront être évacués d’ici à 2100, alors que certaines zones (plages et zones humides notamment) seront également fortement endommagées par le phénomène.

Un niveau des océans qui augmente de plus en plus rapidement
Alors que le niveau des mers augmente en moyenne de 3 mm par an, l’étude américaine, publiée sur le site de Nature Climate Change, a montré que dans cette zone géographique précise, la montée des eaux est passée de 2 mm à 3,7 mm par an depuis 1990 (3 à 4 fois plus rapide que la moyenne mondiale).
La raison pour laquelle des villes comme Boston ou New York sont menacées par ce phénomène est simple. Selon Michel Petit, président du conseil d’administration de l’Institut océanographique à Paris, « si les vagues partent d’un niveau plus élevé, elles vont plus loin à l’intérieur des terres ». À noter que le simple fait de renforcer les digues ne sera malheureusement pas suffisant…

Deux principaux facteurs expliquent la montée du niveau des océans
De nombreuses études mettent en avant la montée des eaux, et ce phénomène est largement incontesté. On parle le plus souvent d’une hausse de 15 cm entre 1880 et 1980. Et ce constat peut s’expliquer par deux facteurs principaux. Dans un premier temps, le volume d’eau présent dans les océans a augmenté. En effet, l’eau, lorsqu’elle est chauffée au-delà de 4 °C, voit son volume augmenter. Le réchauffement des océans est donc un premier facteur qui mènerait à une montée des eaux (ce facteur étant à lui seul responsable d’une hausse de 5 cm au cours du 20e siècle, selon les estimations). Le deuxième facteur est le volume d’eau ajouté aux océans suite à la fonte des glaciers (terrestres). Ce facteur serait responsable d’une augmentation du niveau des océans de près de 3 cm. Ces deux facteurs peuvent donc expliquer 8 des 15 cm d’augmentation constatés.

Quid des 7 cm restants ?
Les explications concernant les 7 derniers centimètres font largement débat à l’heure actuelle. En effet, la seule explication plausible serait la fonte des glaces de l’Arctique, de l’Antarctique ou encore du Groenland. La fonte de ces glaces ne serait en revanche pas due à l’augmentation de la température de l’atmosphère, puisque dans un environnement aussi froid et sec, une augmentation des températures se traduirait par l’apparition de vapeur d’eau se transformant inévitablement en neige, ajoutant donc de la glace à celle déjà présente. Mais une augmentation de la température des eaux océaniques présentes autour de ces étendues glacées pourrait en revanche faire fondre les couches inférieures de ces glaces, contribuant donc à l’élévation globale du niveau des eaux.

Quelle réponse de la part de l’Homme ?
Au cours du 20e siècle, l’Homme s’est adapté à cette montée du niveau des océans. Mais aujourd’hui, 70 % des plages sont grignotées de jour en jour par la mer. On estime en effet qu’à une augmentation du niveau des eaux de 15 cm correspond une perte de 15 mètres de plage (sur une période de 100 ans) pour des côtes peu pentues. Des maisons construites au bord de l’eau au début du 18e ou du 19e siècle se retrouvent aujourd’hui les pieds dans l’eau, ou bien doivent être protégées par des digues. Mais ces solutions sont uniquement temporaires, et un renforcement des digues ne sera pas suffisant selon Michel Petit. Ce dernier est d’ailleurs pessimiste quant à cette situation, car même en cas de stabilisation des températures, l’inertie du système océanique ne permettrait pas d’inverser la tendance avant plusieurs siècles. Et les îles à basse altitude du Pacifique sud, particulièrement concernées par ce phénomène et qui se sont d’ailleurs réunies en novembre 2010 à l’occasion de la conférence sur le changement climatique au Kiribati, ne disposent pas d’un délai aussi long…

Julien Revest.

Sources :
Earth’s Climate : past and future, William F. Ruddiman, 2001.
Terraeco.net

Images:

http://stevengoddard.files.wordpress.com/2010/11/700px-recent_sea_level_rise.png

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/media/images/rubrique-environnement/actualite-durable/fonte-des-glaces/564394-1-fre-FR/fonte-des-glaces_940x705.jpg

26mai/120

Kyoto protocol’s impact on the world energy scene

mai 26th, 2012

Ratified in 1997, the Kyoto protocol is an international environmental treaty conducted by the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC). It applied a principle of “common differentiated responsibilities” and recognized the responsibility of industrialized countries in current levels of greenhouse gases (GHG) emissions. It aimed at reducing six of the main greenhouse gases (Carbon dioxide, methane, nitrous oxide, hydrofluorocarbons, perfluorocarbons and sulphur hexafluoride), to stabilize« greenhouse gas concentrations in the atmosphere at a level that would prevent dangerous anthropogenic interference with the climate system » . But, what were the impacts of the Kyoto protocol on the world energy scene have been, more than a decade after its ratification ?

2007, Shawinigan, Québec, Canada @Flickr

Changing the way we see energy

First of all, it established a mechanism of trading emission reduction credits, creating an international quota market,(the international market of emission rights), on which signatory countries can exchange their quotas. Countries received quotas of GHG emissions, according to their target to reduce. This carbon trading and other Kyoto mechanisms influenced the energy market because it changed the way we perceive energy (in its form, its use and the way we use it).

« Governance by carbon »

Second of all, the first ten years of the Kyoto Protocol have seen many countries introduce environmental policies to fight against climate change and which form a new form of “governance by carbon” . As a consequence, the energy scene saw the emergence of cleaner energies. For instance, natural gas and LNG had and still have a growing importance, favored by environmental considerations, and also thanks to the liberalisation of electricity markets (which drove to regulation, restructuring, privatization and competition to organize the gas market ). Moreover, renewables increased and represent 16% of global final energy consumption comes from renewable energies.

Jonah Natural Gas Field, upper Green River valley, Wyoming, 2003. Source : Flickr/SkyTruth

Nuclear power

In addition, nuclear energy plays an important part. The International Atomic Energy Agency (IAEA), concluded that, based on a number of country case studies, nuclear power plants would lead to “long-term certifiable GHG reductions relative to fossil fuel projects”. In its latest publication “Energy Policy for Europe” published in January 2007, the European Commission stressed that nuclear power production must be considered as an option to reduce CO2 emissions and to meet the targets of the Kyoto protocol. The IEA’s figures show that nuclear grew a lot over the past 40 years, from 0,9% of total primary energy in 1973, to 5,8% in 2009.

nuclear plant, Source : Flickr / Arno Volkers

Global dependence on oil

But we can also mention that there is still a global dependence on fossil energies, which are great emitters of GHG. For instance, the use of coal (the most polluting source of energy) increased from 24,6% of total primary energy supply in 1973, to 27,6% in 2009 . It is due to its cheap cost. In addition, oil still have the highest share in total primary energy supply : 32% in 2009. It shows the Kyoto protocol didn’t change he global energy mix in favour of clean or renewable energies, since fossil energies still are predominant. Moreover, the USA didn’t ratify Kyoto Protocol and was at the time the biggest polluter (now replaced by China).

Oil refinery in North Pole Alaska. Source : Flickr/Erica Joy

International discussions

On an international scale, it allowed a global discussion and agreement on reducing CO2 emissions and global warming. This was an historic agreement and it is now difficult to sign another (Cop15 in Copenhagen, Cancun and Durban failures). As the protocol was ratified, the IEA started discussing the issue of energetic security with other actors and countries, but on a technical scale, it didn’t compensate the obstacle to the global discussion which is countries don’t trust each other and still are in relations of confrontation .

COP15 UNFCCC Climate Change - Opening Ceremony. Source : Flickr/UN climate change

As a conclusion we can say that the Kyoto Protocol was the first binding international treaty and in this sense was a big step towards the fight against global warming. It allowed a global discussion and agreement on CO2 emissions cuts and permitted to implement environmental measures that changed a little bit the global energy mix. But as shown by the IAE’s figures, fossil energies still have a great importance in the global energy mix and dependence on fossil fuels is not likely to change on the mid-term view. Moreover, there is still no continuation after the end of the agreement in 2012. The Kyoto Protocol ratification had a limited impact on the global energy scene and energy markets as it changed a minima the global energy mix.

Camille Cordonnier

12avr/120

It’s happening !

avril 12th, 2012

Selon un rapport du Forum humanitaire mondial, rendu public en 2009 et présenté dans la foulée par Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations Unies, le réchauffement climatique tue près de 300 000 personnes par an.
Ce sont majoritairement les pays du Sud et les 325 millions de personnes les plus pauvres du monde qui sont touchés par le changement climatique. Des phénomènes extrêmes tels que des ouragans, cyclones, inondations, pluies torrentielles, vagues de sécheresse, ainsi que l’élévation du niveau de la mer… menacent de nombreux pays et des milliards d’hommes et de femmes.

Julien Revest.

Source image: http://www.sxc.hu/