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Que pouvons-nous attendre de Rio+20 ?

Mercredi, janvier 11th, 2012


Une dizaine d’objectifs nouveaux pour Rio+20

Certaines informations concernant la conférence des Nations Unies pour le développement durable Rio+20, qui aura lieu du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro au Brésil, ont récemment échappé aux organisateurs. La divulgation de certains éléments du programme de ce sommet très attendu a permis de découvrir une dizaine d’objectifs dont la mise en place devrait permettre de poser les bases d’une nouvelle économie verte à l’échelle mondiale. Ce programme comprend, entre autres, un nouveau projet destiné à protéger les océans, la mise en place d’un rapport annuel faisant un point sur l’état de la planète, et la création d’une agence mondiale pour l’environnement.

Changement de façon de faire

Le premier sommet de la Terre, en 1992, avait rassemblé des leaders comme Fidel Castro, John Major ou encore Georges HW Bush, pour ce qui était à l’époque le plus grand rassemblement politique jamais organisé. Cet été, une dizaine de chefs d’État ainsi que des leaders politiques et des célébrités devraient assister à la conférence, un chiffre sûrement moins important que les 190 chefs d’État présents en 1992. Et si ces chefs d’État avaient alors tous signé des accords environnementaux qui engageaient légalement leur pays, la situation serait différente cette fois. En effet, il n’y aura aucune obligation d’un engagement légal à atteindre tel ou tel objectif. Les Nations Unies demanderont à ce que les États fixent eux-mêmes leurs objectifs, sur une base volontaire, dans une vision de construction d’une nouvelle économie avec pour but la diminution de la pauvreté et de la consommation.

Si le programme de la conférence peut toujours changer d’ici juin, il semble que les pays seront incités à mieux utiliser leurs ressources et réorganiser les subventions concernant les combustibles fossiles, responsables en grande partie du réchauffement climatique.

Consolider le programme environnemental des Nations Unies

Le contenu réel de ces nouveaux objectifs sera décidé par les États avant le sommet à Rio, mais ne sera probablement pas introduit avant 2015. Une certitude toutefois : les domaines prioritaires seront les océans et leur protection, l’alimentation mondiale, la problématique de l’énergie, l’eau et la consommation par exemple. Il est important de noter que la progression des pays sera évaluée individuellement et avec sérieux. Cependant, ces objectifs ne remplacent en aucun cas les objectifs du millénaire pour le développement, mais on s’attend plutôt à ce que les gouvernements consolident le programme environnemental des Nations Unies (basé à Nairobi). En effet, ce dernier ne semble aujourd’hui pas assez solide pour s’attaquer aux menaces du changement climatique.

Réactions mitigées

Ces vingt dernières années, on a pu constater une baisse globale de la pauvreté dans le monde, et une généralisation des technologies de l’information. Mais les objectifs environnementaux n’ont pas été atteints pour la plupart, et 1,4 milliard d’êtres humains vivent encore dans une extrême pauvreté. En parallèle, le Brésil veut mettre en place une conférence pour les ONG et individus, afin de débattre et faire pression sur les gouvernements et les pousser à agir.

L’ébauche du programme du sommet de Rio+20 et les informations qui ont été récupérées suscitent des réactions mitigées, dont voici quelques exemples.

Ruth Davis, Chief Policy Adviser pour Greenpeace UK : « This Rio summit comes after two decades of delays and broken promises on sustainable development which has left millions in poverty and pushed ecosystems to the brink of collapse. Whilst this draft text covers the key issues, it also demonstrates a dismal lack of urgency in tackling them. Goals to end destruction of ancient forests, tackle over-fishing, phase out dirty energy subsidies, and deliver access to clean energy for the poor are either open-ended or pushed back for years. There are certainly important and useful proposals here – not least, the plan to negotiate a new agreement on protecting oceans – which could see an end to the wild-west plundering of the high seas. But for Rio to be more than an elite talking shop, world leaders need to inject some ambition into the negotiation, right now. A vague commitment to act at some point in the future will no longer cut it with the millions of people who have become rightly cynical about voluntary pledges and empty words. »

Stephen Hale, Campaigns Director pour Oxfham: « This will kick-start the Rio negotiations. The Brazilian government deserves credit for a promising first draft. The world’s governments need to respond with ambitious and concrete proposals, particularly on sustainable agriculture and food security where there is far more that the Rio summit can and must agree. »

Julien Revest

Le paradoxe de l’obsolescence programmée

Lundi, décembre 5th, 2011

Votre ordinateur fait des bruits bizarres ? Il ne marche pas comme il le devrait, même si vous venez de l’acheter ? Vous venez d’être victime de l’obsolescence programmée.

L’obsolescence programmée est un concept stratégique utilisé par les entreprises, et qui prévoit qu’un produit donné sera défectueux au bout d’un certain temps (fixé à l’avance). Cette obsolescence est prévue dès la conception du produit en question. Les entreprises ne cherchent donc pas à assurer au consommateur un temps d’utilisation optimal, mais veulent avant tout pousser les clients à la surconsommation dans le but de faire toujours plus de profit.

Le mythe du recyclage des déchets électroniques

Votre ordinateur quant à lui, va finir dans l’un des 900 containers qui part d’Europe de l’Ouest chaque semaine, à destination des déchèteries d’Asie et d’Afrique, emportant avec lui plusieurs tonnes de déchets électroniques. Ces déchets sont d’ailleurs rarement réutilisés. 80% de ceux-ci sont enfouis ou brulés, dégageant alors un nombre important de polluants comme du mercure, contenu dans les écrans plats, et des métaux toxiques lourds contenus dans les unités centrales. L’énergie et les ressources utilisées pour la fabrication de ces produits sont dès lors comme gaspillés, l’informatique étant en plus de cela une des industries qui consomme le plus d’eau. Selon Greenpeace, beaucoup d’entreprises ont banni l’utilisation de produits toxiques dans la fabrication et la conception de leurs différents produits, mais elles n’ont pas pour autant tenté d’améliorer la longévité de ces derniers. La raison est toute simple : dans une société de (sur)consommation, vendre toujours plus est la norme. Certains objets sont donc conçus pour être obsolètes très rapidement, et remplacés par un autre objet de la même entreprise. C’est le cas des logiciels vendus par Microsoft, qui demandent toujours des versions plus récentes. Ainsi, lire certains fichiers devient impossible pour l’utilisateur si celui-ci ne possède pas la version la plus récente du logiciel permettant la lecture du fichier en question.

Politique irresponsable

Dans une société qui prend peu à peu conscience des ressources limitées dont nous disposons, cette politique irresponsable apparait alors en total désaccord avec la situation et les besoins actuels. Lutter contre l’obsolescence programmée permettrait non seulement d’aider la planète en préservant au mieux les ressources, mais peut aussi permettre aux consommateurs de faire des économies non négligeables.

Utile vs. superflu

La première chose à faire serait de discerner l’utile du superflu. Nous consommons trop, et souvent de manière irraisonnée. Modifier nos modes de consommation et notre manière de penser est indispensable. Ainsi, certains sites internet tels que epeat.net, donnent des notes aux appareils électroniques. Aucune excuse à ce moment-là pour ne pas acheter des produits plus « verts ». Contrairement à l’iPhone, dont la fabrication est terriblement coûteuse pour l’environnement, certains Smartphones comme le Nokia C6-01 ont un impact relativement faible. A faible consommation d’énergie et composé à 60% de matériaux recyclés, celui est également recyclable à 100% !

Un autre site, iFixit.com, donne des conseils pour réparer tout équipement défectueux, et ainsi doubler la durée de vie, diminuer de moitié les déchets liés à son utilisation et économiser de l’argent. Si ces gestes sont à la portée de tout le monde, certaines autres actions sont du ressort des organisations et pouvoirs publics.

Une impulsion nécessairement politique

En effet, il doit être du devoir des pouvoirs publics de mettre en place des normes plus contraignantes à destination des entreprises, afin de stopper ce gaspillage environnemental. L’union européenne par exemple, a voté une directive prévoyant le retrait progressif des ampoules à incandescence (ampoules traditionnellement utilisées aujourd’hui). Cette mesure devrait permettre à certains projets, comme les travaux sur les LED (Light-Emitting Diode) de prendre une dimension plus importante. Soit dit en passant, les LED sont 10 fois plus puissantes et consomment moins d’énergie que les ampoules traditionnelles (produit d’ailleurs particulièrement concerné par l’obsolescence programmée…).

Les entreprises doivent également favoriser voire rendre obligatoire l’innovation, dans une vision d’éco-conception (concevoir des produits en prenant en compte les principes de développement durable). La créativité est plus importante que jamais, le design intelligent aussi.

Changer notre manière de penser, voilà le challenge principal de la société actuelle. Car si le fait de favoriser le gaspillage et la surconsommation est une stratégie lucrative à court terme, elle n’est pas adaptée pour du long-terme. Investir en R&D est coûteux mais cela paye à long-terme. Les exemples et les success stories ne manquent d’ailleurs pas…

Julien Revest.

Expliquez-moi le réchauffement climatique…

Mardi, novembre 23rd, 2010

Dans le monde d’Harry Potter, il y a le Ministère de la Magie et Cornélius Fudge. Dans notre monde à nous, il y a le Congrès américain et les Républicains. Leur point commun ? Aucun d’eux ne veut croire en quelque chose qui ne les arrange pas. Alors que Fudge et son Ministère refusent de se rendre à l’évidence et de comprendre que Voldemort est bel et bien « revenu », la majeure partie des républicains se refuse à croire à un quelconque impact de l’homme sur le réchauffement climatique, et cela malgré plusieurs rapports scientifiques détaillés.

Alors que la population américaine semble se désintéresser légèrement de ce débat depuis un an ou deux, certains républicains commencent à remettre en question la ligne directrice de leur propre parti. Pour réanimer ce débat, il est nécessaire selon certains, de mettre en avant plus souvent les scientifiques, ainsi que leurs travaux. Mais pour y arriver, encore faut-il mettre ces informations à la portée du lecteur moyen (les termes techniques utilisés ne faisant pas parti du vocabulaire de la plupart d’entre nous).

Trois scientifiques ont donc récemment créé un site internet, dont le but est de réduire l’écart existant entre les connaissances scientifiques en matière de réchauffement climatique, et ce que le public en retire. Le site, qui s’adresse donc surtout aux journalistes, offre la possibilité de poser une question bien précise à l’aide d’un formulaire. Les fondateurs du site redirigent alors la question vers un des 50 scientifiques volontaires, le plus à même d’y répondre évidemment, qui transmettra en retour de précieuses informations destinées à être publiées par le journaliste. Inutile de préciser que ces informations seront plus abordables pour la population qu’un rapport scientifique complet…

Le site web : www.climaterapidresponse.org

Julien Revest

Un bien triste avenir pour Londres…

Lundi, novembre 1st, 2010

Dénoncer le réchauffement climatique en adoptant la photo comme mode de communication: c’est le but d’un site internet britannique, qui publie des photos étonnantes (mais pas si irréalistes que ça!) de Londres si la question environnementale n’est pas traitée rapidement.

En parcourant le site, on peut découvrir divers clichés présentant Londres sous les eaux, ou encore Buckingham Palace entouré d’un gigantesque camp de réfugiés, dont le nombre atteint des proportions dramatiques. Chaque photo est accompagnée d’une explication sur la raison de ce changement brutal dans le paysage urbain londonien. N’hésitez donc pas à faire un tour sur le site et si l’occasion se présente à aller jeter un œil à l’exposition au Museum of London (du 1er Octobre 2010 au 6 Mars 2011).

Julien Revest.

ActionCarbone.org

Lundi, février 18th, 2008

ActionCarbone fait parti du programme de GoodPlanet, une association non lucrative fondée par le photographe Yann Arthus-Bertrand.

ActionCarbone offre la possibilité aux particuliers et entreprises de pouvoir compenser ses émissions de CO2. Deux types de projets sont financés par Action Carbone :

  •  Projets « sobres » en carbone permettant d’éviter des émissions de gaz à effet de serre (efficacité énergétique, énergies renouvelables…)
  • Projets de « séquestration » de carbone permettant d’absorber une partie du carbone atmosphérique.

Action Carbone est un programme d’intérêt général. Toute somme versée pour la compensation d’émissions de gaz à effet de serre est considérée comme un don pour lequel chaque donateur reçoit un reçu fiscal ouvrant droit à une réduction d’impôts correspondant à 66% de la somme versée.

Petit exemple; je pars à Chicago au mois de mars, pour le voyage Paris-Chicago, l’avion parcours 6660km soit une émission total de 6838kg de CO2 (notons que chaque français produit en moyenne 8 tonnes de dioxyde de carbone par an) . Pour que le trajet ait un impact environnemental neutre, la compensation coûte 102,57€, soit après déduction d’impôt 38,87€. Pour un billet qui vaut 2 700€, cela ne représente que 1%…

Cette « taxe », appelée communément, taxe carbone est appliquée dans plusieurs pays ; Suède, Allemangne, Royaume-Uni, Danemark, Norvège, Finlance, Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas. En espérant quelle soit un jour, appliquée en France.

http://www.actioncarbone.org