
This map shows the extent of the oil sands in Alberta, Canada. The three oil sand deposits are known as the Athabasca Oil Sands, the Cold Lake Oil Sands, and the Peace River Oil Sands.
Barack Obama a rejeté le projet de construction de l’oléoduc keystone, mercredi 18 janvier.
Pressé par les Républicains de faire connaître sa décision concernant le projet d’oléoduc keystone XL, Barack Obama vient de trancher. Et la réponse donnée par son administration est claire : le projet ne verra pas le jour.
Un projet controversé
Cet ambitieux projet permettrait de relier les sables bitumineux du Canada au sud des Etats-Unis. L’oléoduc devait courir sur 2 700 kilomètres entre la région de l’Alberta (Canada) et le golfe du Mexique, pour un coût de 7 milliards de dollars. Selon Transcanada, l’initiateur du projet, keystone XL devait créer 20 000 emplois aux Etats-Unis et injecter près de 20 milliards de dollars dans l’économie américaine.
Mais le projet était largement controversé, en raison de la pollution induite par l’extraction des sables bitumineux. En effet, un rapport officiel publié en octobre 2011 fait état de pollutions des eaux souterraines et superficielles, de pluies acides et de pollutions atmosphériques, dues à cette extraction.
Les Républicains en profitent pour tâcler Obama sur l’emploi
La critique des Républicains ne s’est pas faite attendre. Pour beaucoup, il s’agit d’un aveux de faiblesse du Président américain. Lors d’une conférence de presse, John Boehner, le président républicain de la chambre des représentants a annoncé que « cette bataille ne va pas se terminer ainsi, vous pouvez compter sur nous ». Il a également critiqué les promesses du Président en matière d’emplois : « Le peuple américain continue de poser la même question : où sont les emplois ? Le président avait la possibilité de créer 20 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects, mais il a dit non. Nous n’allons pas baisser les bras ».
Les ONG environnementales se réjouissent quant à elles de la décision du Président américain.
Camille Cordonnier
Tags: Barack obama, Canada, Etats-Unis, Golfe du mexique, Keystone, Républicains, TransCanada