24oct/140

Pêche au thon : Greenpeace alerte sur les conséquences des DCP et épingle Petit Navire

octobre 24th, 2014

Habitué des campagnes de sensibilisation choc, Greenpeace a dévoilé, le 21 octobre 2014, des images prises par des un “lanceur d’alerte” embarqué sur des thoniers industriels. La vidéo montre que les pêcheurs capturent de nombreuses “prises accessoires” comme des requins, des raies ou des tortues qui sont ensuite rejetés “mourants” à la mer. Une situation liée à la technique de pêche utilisée par les thoniers : les “dispositifs de concentration de poissons”.

Dispositif de concentration de poisson, Greenpeace

« Nous avons sélectionné les images les plus marquantes parmi des heures de film, en privilégiant les plus récentes. Certaines datent de l’année dernière », souligne dans un communiqué Hélène Bourges, chargée de campagne océans à Greenpeace. « Ces images montrent que les prises accessoires, ces espèces non visées mais capturées, et rejetées à la mer mortes ou mourantes, sont bel et bien aujourd’hui une réalité. »

« Pratique de pêche destructrice »

Greenpeace veut ainsi sensibiliser le public sur le fait que “l’approvisionnement des plus grandes marques repose sur une pratique de pêche destructrice, le dispositif de concentration de poissons (DCP)”. Ce dispositif est un système flottant, naturel ou construit par l’homme, l’ONG précisant que “tout un écosystème s’agrège autour de ce dispositif”.

Ensuite, “les thoniers industriels déploient un filet de plusieurs kilomètres de long, la senne, qui remonte tout. Y compris les espèces menacées qui gravitent autour (requins, tortues, raies), et les jeunes thons qui n’ont pas encore pu se reproduire et donc contribuer au renouvellement du stock, accentuant encore la menace de surexploitation”, alerte Greenpeace.

La DCP entraîne « deux à quatre fois plus de prises accessoires »

Selon les chiffres avancés par l’ONG, “au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de prises accessoires que la même pêche sans DCP, autour de 7% de ce qui est pris de l’aveu même des marques de thon en boîte, soit 100 000 tonnes par an, ou de quoi remplir 625 millions de boîte de thons !”

“Certains armements, comme les français, reconnaissent qu’il y a un problème et sont dans une démarche de progrès : ils limitent le nombre de DCP actifs à 150 par bateaux et pratiquent également la pêche sans DCP, dite sur bancs libres. En revanche, d’autres armateurs notamment espagnols, ne limitent pas l’usage de leurs DCP, et peuvent en déployer jusqu’à plusieurs centaines par navire”, souligne Greenpeace dans son communiqué.

2000 tonnes de prises accessoires chaque année par Petit Navire

L’ONG estime ainsi que “les marques de thon en boîte, ont donc un rôle crucial à jouer, en prenant l’engagement de ne s’approvisionner qu’en thon pêché sans DCP. C’est déjà le cas des marques sœurs de Petit Navire, en Italie et au Royaume Uni par exemple, mais pas en France”.

« Nous avons calculé que le volume des prises accessoires générées par l’approvisionnement de Petit navire, marque leader sur le marché français, avoisine les 2000 tonnes par an », détaille également Hélène Bourges. Elle précise que dans le cadre d’une pétition lancée par Greenpeace, « près de 35000 Français leur ont d’ores et déjà envoyé un email pour leur demander d’arrêter cette pêche destructrice, qui compromet d’ailleurs la pérennité de leur activité. Nous attendons de pouvoir discuter d’un engagement sérieux avec eux, pour que Petit Navire cesse de s’approvisionner en thon pêché avec des DCP », conclut-elle.

Pour visionner le montage

Camille Cordonnier
@Cam_cordonnier

8fév/140

Des experts reviennent sur le retrait du loup gris de la liste des espèces menacées

février 8th, 2014

En juin 2013, le Fish and Wildlife Service proposait de retirer le loup gris de la liste des espèces menacées aux Etats-Unis. Sept mois après, un rapport d’experts indépendants révèle que les autorités américaines se sont en fait basées sur des informations erronées…

Loup gris, canis lupus

« Après le succès des efforts de rétablissement dans la gestion des ressources naturelles et les régions de l’ouest des Grands Lacs, le Fish and Wildlife Service a proposé de supprimer le loup gris de la liste des espèces menacées et en voie de disparition. » Voici ce que proposait en juin 2013 le Fish and Wildlife Service, agence américaine de protection de la faune.

Pour motiver cet avis, l’agence s’appuyait sur « la meilleure science disponible et intègre de nouvelles informations sur la distribution actuelle et historique du loup gris aux États-Unis » et sur « trois décennies d’actions de gestion menées avec succès par les partenaires fédéraux, provinciaux et locaux », estimant que la population de loups gris aux Etats-Unis était suffisamment importante pour que l’espèce ne soit plus considérée comme menacée.

Tollé de la proposition

Un retrait qui aurait alors laissé aux trois Etats où se trouvent les populations de loups gris (Michigan, Minnesota, Alaska) de gérer librement les individus. Autrement dit, il leur aurait alors été possible de ré-autoriser la chasse de cet animal dont la population a chuté de 400 000 individus au XVIIIème siècle à seulement un millier dans les années 70.

La proposition a rapidement suscité un tollé et été mise en suspend au mois d’août 2013. Le Fish and Wildlife Service commande alors une deuxième étude au National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) de l’université de Californie.

Des études inexactes

Les résultats du rapport du panel d’experts du NCEAS sont sans appel : la valeur scientifique des recherches menées par le Fish and Wildlife Service est contestée.

Dans ses conclusions, le panel souligne que l’avis rendu par le Fish and Wildlife Service était fortement dépendant d’une seule publication, « jugée préliminaire et pas largement acceptée par la communauté scientifique ».

« Le panel d’experts a décidé à l’unanimité que les décisions antérieures du Fish and Wildlife ne sont pas appuyés par la science disponible. »

En conséquence, le débat public sur la proposition de retrait du loup gris de la liste des espèces protégées sera réouvert pour 45 jours. Une décision est attendue dans le courant de l’année.

Camille Cordonnier

26jan/140

The impact of wind on the british energy mix by 2015

janvier 26th, 2014

The potential of wind energy is enormous in Britain since this geographic aera is one of the windiest in Europe, allowing to have efficient windfarms. Indeed, The UK has an impressive onshore wind resource thanks to good wind speeds especially in Scotland, Northern Ireland and Wales. Concerning its offshore wind resource, the UK has the largest one in the world, with more than 700 turbines already installed. We can wonder what the impact of wind on the british energy mix would be by 2015.

Wind Turbines and Power Lines, East Sussex, England - April 2009. Photo by DAVID ILIFF. License: CC-BY-SA 3.0.

A key energy

First of all, it is important to notice that wind represents the biggest share of the UK’s renewable energy mix. Generation from wind (both onshore and offshore) was the largest renewables technology in output terms in 2009, with 37 per cent of the electricity generated by renewable sources being from wind. Between 2008 ad 2009, wind energy grew by 31.1 per cent. And as it is not a young development, compared to other renewables such as tidal, it could really play an important part in the british energy mix by 2015.

Political measures

The british government introduced all measures to increase the development of wind energy like the Renewables Obligation (RO) in april 2002, which is an interesting incentive to wind technology developers.

These measures allowed to increase the number of wind farms since then. Thanks to that, the government’s could achieve its target to make 18GW of generating capacity from offshore wind by 2020.

But the investment required will at least be £200bn in the next decade to convert the UK’s energy sector to renewables. To achieve such targets and ensure UK’s energy security, the government needs to commit to the development of renewable energy industries.

Crisis and cost vs. wind energy

Such target is challenged by conservatives who want to end up such investments because of the economic crisis : « in these financially straitened times, we think it is unwise to make consumers pay, through taxpayer subsidy, for inefficient and intermittent energy production that typifies onshore wind turbines » . Such views could slow down the development of wind energy.

Furthermore, we need to consider the other energies’ costs. For instance, in the current context, wind energy is dramatically decreasing since gas is cheaper than renewables. As the energy sector was privatized at the end of the 70s, the six biggest energy suppliers pursue a « dash for gas » policy. As a consequence, in 2010, the number of new wind turbines built in the UK was cut by half.

But as a conclusion, we can say the mix of energy sources is predominant to ensure the security of UK’s energy supply, and in that case, renewable energy. Offshore wind, could contribute to UK’s energy supply mix and accompany the country’s switch from fossil fuel and nuclear energy to renewables, and achieve UK’s CO2 emission reductions . But yet, such perspective is linked to the governement’s commitment to continue its current policy which advantages wind energy thanks to incentives.

Camille Cordonnier

14mai/130

Gaz de schiste, le mythe de l’eldorado économique

mai 14th, 2013

La France posséderait des réserves de gaz de schiste parmi les plus importantes d’Europe. Un potentiel énergétique dormant, puisque la France a interdit depuis 2011 la fracturation hydraulique, seul procédé permettant d’extraire le précieux gaz. Alors que le pays doit faire face au défi énergétique, le gaz de schiste est-il vraiment l’eldorado économique que certains présentent ?

Grand ennemi des écolos – du fait de la pollution des sols engendrée par la technique de la fracturation hydraulique (injection de grandes quantités d’eau et de centaines de produits chimiques) – mais présenté comme miracle économique par d’autres, l’extraction du gaz de schiste s’est développée dans de nombreux pays comme la Pologne, l’Ukraine, la Grande-Bretagne ou encore les Etats-Unis. Son potentiel économique et énergétique n’est pourtant plus à prouver pour ses défenseurs.

L’expérience américaine comme exemple de réussite ?

Comme l’a expliqué le 3 février dernier, Carlos Pascual, le délégué spécial américain aux affaires énergétique, lors de la dernière conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, « la révolution interne de l’énergie aux Etats-Unis et l’augmentation radicale de la production de pétrole et de gaz a fait que la production de gaz a augmenté de 25%, tandis que la dépendance vis-à-vis des importations de pétrole baissait de 60% à 40%, et devrait même tomber à 30% », soulignant ainsi les réussites économiques liées à cette énergie.

Le gaz de schiste aurait donc plusieurs vertus : renforcer l’indépendance énergétique des pays producteurs, tout en apportant retombées économiques. Aux Etats-Unis, Le gaz de schiste représente près du tiers de la production gazière du pays. Une énergie présente en abondance est très peu chère, permettant de réduire le coût des dépenses énergétiques dans le pays. Une solution miracle qui apparaîtrait presque sans contreparties.

En France, des sous-sols riches en gaz de schiste

Selon le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), les sous-sols de la France recèlent quelque 5 000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, faisant de l’Hexagone le deuxième pays européens en termes de réserves.

Réserves européennes de gaz de schiste

En termes de production, le pays pourrait ainsi produire près de 20 milliards de mètres cubes chaque année. Un potentiel énergétique non négligeable, à l’échelle du pays.

La question de la transition énergétique dans l’Hexagone

Le gaz de schiste, peu cher, serait également une réponse à la question de la transition énergétique. En effet, parmi les projets du président François Hollande, figure l’objectif de réduction de la part du nucléaire de 75% à 50 % d’ici 2025.

Pour compenser cette réduction, l’utilisation d’une énergie peu onéreuse serait ainsi un avantage économique pour la France. Le débat sur la transition énergétique a été ouvert par le gouvernement et devrait se tenir jusqu’à la mi 2013. De plus, l’utilisation du gaz de schiste permettrait de réduire la facture gazière du pays qui ne cesse d’augmenter.

A titre d’exemple, la facture des importations de gaz et de pétrole a atteint près de 61 milliards d’euros en 2011. Les dernières études montrent que la France possède l’équivalent de 90 ans de consommation de gaz dans son sous-sol, une véritable petite mine d’or énergétique.

Il convient cependant de contrebalancer le potentiel du gaz de schiste, puisque selon le rapport du Centre de recherche commun (JRC, l’une des directions générales de la Commission européenne), l’exploitation des gaz non-conventionnels, dont le gaz de schiste, ne permettrait pas à l’Europe d’atteindre l’indépendance en ce qui concerne le gaz naturel.

Un secteur créateur d’emplois ?

Une fois de plus, il convient de se tourner vers les Etats-Unis pour voir la contribution du gaz de schiste en termes d’emplois. En 2010, ce secteur a permis d’y créer 600 000 emplois directs et indirects. Même si en France, ce secteur permettrait de créer des emplois, il s’agirait d’une embellie plus timide.

En effet, bien que dans l’Hexagone, le secteur de l’énergie emploie près de 500 000 personnes, selon la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie Delphine Batho, les retombées du gaz de schiste en termes de création d’emploi n’excèderont pas 2% de ce total. Selon les estimations, la prospection et la production de gaz de schiste ne pourraient permettre de créer que 10 000 emplois et non 100 000 comme plusieurs sources veulent l’affirmer.

Le coût économique des pollutions liées au gaz de schiste

Enfin, il n’est pas possible d’évoquer le gaz de schiste sans parler du coût économique lié à la pollution qu’il pourrait entraîner. Tout d’abord, en termes de réchauffement climatique. En effet, une partie du gaz de schiste contient du méthane, un gaz à effet de serre.

Or, lors de l’extraction du gaz de schiste, ce composé est libéré dans l’atmosphère, accélérant ainsi le réchauffement climatique. Un réchauffement climatique qui cause catastrophes naturelles et changements climatiques, selon les experts du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Des dommages également chiffrés par le rapport Stern sur l’économie du changement climatique. Ce dernier explique que les effets du réchauffement climatique pourraient entraîner une récession allant jusqu’à 20% du PIB mondial.

De plus, selon une étude menée par des universitaires dans l’Etat du Colorado, aux Etats-Unis et publiée dans le Journal of Geophysical Research, 4% du gaz s’échapperait lors de son extraction, en faisant une énergie produisant plus d’émissions polluantes que le charbon.

Au-delà de la pollution de l’air liée à l’extraction du gaz de schiste, le point qui fait le plus polémique reste la pollution des sols qu’elle pourrait entraîner. En effet, pour extraire ce gaz, une seule technique a pour l’instant été élaborée : le principe de la fracturation hydraulique. Cette dernière consiste à injecter sous très haute pression de grandes quantités d’eau et de produits chimiques (plus de 596 produits chimiques).

Principe de la fracturation hydraulique

Ce « stress mécanique » est interdit en France depuis une loi de 2011, bloquant ainsi toute extraction de gaz de schiste dans l’Hexagone. En effet, il a été reconnu que ce principe pourrait entraîner de sévères dommages sur l’environnement parmi lesquels la pollution des nappes phréatiques, des eaux de surface ainsi que des écosystèmes, comme en attestent plusieurs cas répertoriés aux Etats-Unis.

La fracturation hydraulique représente également une menace pour la sécurité sanitaire des populations. Un coût en termes de dépenses publiques qui pourrait largement contrebalancer les gains économiques engendrés par la production. Mais pour l’heure, aucune autorisation n’a été donnée concernant la fracturation hydraulique.

Malgré les avantages économiques que le gaz de schiste semble avoir en termes de rentabilité, d’indépendance énergétique ou de création d’emplois – avantages économiques largement surévalués par la plupart de ses défenseurs – il est nécessaire de peser tous les coûts économiques qu’il peut générer, en termes de pollutions notamment. Un bilan qui place le gaz de schiste bien loin de l’image d’eldorado économique que veulent en faire ses défenseurs.

Camille Cordonnier

24jan/130

BoP and Inclusive Business: the role of businesses in the fight against poverty

janvier 24th, 2013

This article first appeared on Socialinnovationeurope.eu under the title “Inclusive Business: Innovation for all” and was cross-posted & edited with permission.

Over 4 billion people worldwide lack access to products and services necessary to meet their basic needs –food, housing, safety, health, comfort, culture… They constitute the population commonly referred to as “the poor”. In the E.U. alone, this represents over 80 million people. You may see this as a shame, a problem to solve, a cause to commit to, a society challenge… Some see this as a market failure and the sign that there are many efforts to make (and opportunities to seize) to match the needs.

At the crossroads of social and economic issues

This last take on poverty is the subject of the fields called the “Base of the Pyramid (BoP)” and “Inclusive Business”. The name comes from the fact that these aggregated populations make the bulk of the world demographics, while the richer populations only make the tip of the economic pyramid. Simply put, Inclusive Business consists in considering poor and marginalised persons as full economic agents, as consumers, producers, distributors and entrepreneurs, and designing business models and value chains in a manner that creates shared value and allows for development.

This view is growing steadily among the corporate world and development professionals alike. Faced with this sheer number—over 4 billion people!—some see large, untapped markets, unprecedented opportunities and an open field for innovation, and are developing strategies to reach them. Others see a potential for market-based solutions to tackle poverty on a scale and with an efficiency never achieved before.

Taking into account the socio-economic complexity of poverty

Easier said than done. In reality, poverty has so many factors and facets, and developing economies (and ours) can be crippled with so many market flaws, that BoP and Inclusive Business initiatives cannot rest merely on a low-cost strategy, just as they cannot be led by one company alone. Whether they are implemented in developing or developed countries, these initiatives need to be co-created with the communities at the base of the pyramid. This is the only way to build a real understanding of the daily lives and needs of the poor as customers and business partners, and to achieve social and economic goals.

They also need to rest on strategic partnerships between companies and other actors in the field, especially from the civic and public sectors which are already running programmes dedicated to poverty issues and possess invaluable insight.

Changing the way we see & do business

These initiatives also require new frameworks and lenses for companies to see their own activities and their business ecosystem through. For instance, the key success factors of BoP strategies—affordability, availability, awareness and acceptability (the “4 As”)—cannot be reached without innovation in the value chain, for which innovative representations are needed. And for Inclusive Business to achieve real change, it needs to rest on disruptive strategies that involve, there again, a fair amount of modelling of the company, its assets, processes, cost structure and revenue stream, value proposition… and even its relationship to its business ecosystem, including partnerships and consumer engagement.

One key issue regarding Inclusive Business is collaboration between companies, along with the public and civic sectors, academics, institutions… in order to build those frameworks for action. This entails to conceive other ways of doing business, and even new ways of seeing competition and the role of businesses, large and small, in their ecosystems. This is why third parties are required to set up working groups, ensure knowledge exchange, conduct research and refine business models that work for development.

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If you are interested in business at the base of the economic pyramid, and more generally the role of businesses for poverty eradication, here are some sources to get started:

The platforms NextBillion, Business Fights Poverty and The Practitioner Hub relay news, opinions & publications on the matter, and allow you to connect and discuss with professionals.
The BoP Learning Labs work with businesses and other organisations to expand knowledge on the subject and refine business models & partnerships for development.

Growing Inclusive Markets, an initiative of the United Nations Development Program, provides a large database of initiatives illustrating the role of businesses in achieving the Millennium Development Goals.

And finally, the (free!) educative platform edX will feature, starting in February, a course entitled The Challenges of Global Poverty, given by MIT professors Esther Duflo and Abhijit Banerjee.

Haude Le Guen
@HaudeLeGuen